Avis d'experts
Avis d'expert scientifique
  • Avis d'expert scientifique
  • Avis d'allergologue
  • Bibliographie
  • Interview du Dr. Squinazi
    Questions au Dr Squinazi, Ancien Directeur du Laboratoire d’Hygiène de
    la Ville de Paris. Membre du Conseil Scientifique de l’Observatoire
    de la Qualité de l’Air Intérieur Français.
    On entend beaucoup parler des particules fines ? De quoi s’agit-il ?
    « Le terme « particules fines » désigne l’ensemble de la matière solide et/ou liquide en suspension dans l’air. Elles sont le plus souvent classées selon leur diamètre (ou taille), qui caractérise leur pouvoir de pénétration dans l’appareil respiratoire.»
    Quel est l’impact de ces fines particules sur la santé ?
    « Leur inhalation peut accroître les symptômes respiratoires (toux)
    et augmenter la sensibilité aux allergènes.
    Elle a aussi des effets sur le système cardiovasculaire et d’autres effets indésirables à long terme.»

    Quelles sont les différentes sources d’exposition aux particules ?
    « Les sources de particules peuvent être naturelles (particules du sol entraînées par le vent, cendres, etc) ou liées à l’activité humaine (processus industriels, transport, chauffage, etc). Les particules fines Diesel proviennent, pour une grande part, des émissions du trafic automobile.

    Dans l’air intérieur, les niveaux de particules dépendent de plusieurs facteurs : transfert de la pollution extérieure (proximité d’un axe routier), activités humaines (cuisson, appareils de chauffage, tabagisme, encens) et le fonctionnement de certains équipements du bâtiment (ventilation et climatisation).»
    Peut-on agir pour prévenir cette contamination ?
    « La prévention comprend, en premier lieu, la maîtrise des sources de pollution. Pour l’extérieur, les politiques publiques de transport, la réglementation technique des véhicules et des installations, etc. Pour l’intérieur, la limitation des activités polluantes, l’entretien des appareils de combustion domestique et des systèmes de ventilation/climatisation.

    L’aération des locaux, en période de faible activité extérieure ou lors d’activités domestiques polluantes, vient compléter le renouvellement de l’air du système de ventilation mécanique. L’utilisation d’appareils d’épuration d’air permettant de piéger ces particules fines est un complément utile à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur.»
    Voir les interventions du Dr. Squinazi
  • Interview du Professeur D.B
    Questions au Professeur D.B., responsable d’un service d’allergologie
    et de pathologie respiratoire en milieu hospitalier
    On a l’impression que tout le monde est allergique. Y a-t-il vraiment une augmentation de la prévalence de l’allergie ?
    « Entre 1980 et 2000 dans les pays développés, il y a eu un doublement des maladies allergiques. Ainsi, en France, le nombre d’enfants asthmatiques est passé de 4 % des 13-14 ans en 1976, à 12 % en 2006. Et selon des études plus récentes, on observe encore une petite augmentation de la prévalence de l’asthme depuis 2000. « 1 personne sur 3 née après 1980 souffre d’une forme d’allergie » (rhinite, asthme, conjonctivite, allergie alimentaire).»
    Quelles sont les causes de cette augmentation ?
    « L’augmentation des maladies allergiques est probablement liée à la vie en milieu urbain. Si les allergènes comme les acariens et les poils d’animaux ont toujours existé, la pollution intérieure et extérieure, l’alimentation et le stress sont aujourd’hui soupçonnés de favoriser l’augmentation des maladies allergiques, sans qu’aucune étude longitudinale ne l’ait jamais prouvé. Ce que l’on sait, c’est que l’allergie est multifactorielle : résultat d’une conjonction de l’hérédité et de l’environnement.»
    « Si 2 parents sont allergiques au même allergène, il y a 8 chances sur 10 pour qu’il y ait des allergiques dans leur descendance. » Quel est exactement le mécanisme de l’allergie ?
    « Pour être allergique, il faut d’abord être atopique. La personne atopique ne présente pas de symptôme. C’est lors d’un contact avec un allergèneque son organisme fabrique un type particulier d’anticorps, les IgE, anticorps de l’allergie qui se fixent sur certaines cellules. La réaction allergique survient lorsque l’allergène, lors d’un nouveau contact, rencontre et stimule les cellules porteuses d’IgE, provoquant une réaction inflammatoire qui entraîne les troubles caractéristiques : nez qui coule, nez bouché, perte de l’odorat, conjonctivite, rhinite allergique, asthme, mais aussi eczéma de contact.»



    Comment les enfants deviennent-ils allergiques ?
    « Un bébé à qui les deux parents ont légué le même gène de l’allergie au bouleau, lorsqu’il naît au mois d’avril ou mai, va inhaler du pollen de bouleau et commencera à fabriquer des anticorps de l’allergie sans symptôme visible. Les symptômes pourront se manifester au bout de quelques années seulement lorsqu’il aura suffisamment d’IgE et de pollen sur ses cellules.»
    Comment prévenir les allergies ?
    « Il faut attendre que l’allergie soit déclarée afin d’identifier et d’éliminer le ou les allergènes en cause de l’environnement du patient. En enlevant chez ces personnes, les allergènes de façon globale, on peut diminuer les risques d’apparition des symptômes, d’où l’intérêt des CMEI (Conseillers Médicaux en Environnement Intérieur). La réduction de l’exposition aux allergènes est une méthode thérapeutique au même titre que les médicaments.»
  • Bibliographie
    Sources
    Etat de la qualité de l’air dans les logements français, Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, Novembre 2006, et mise à jour mai 2007.

    IARC (International Agency for Research on Cancer) WHO, press release n°213, DIESEL ENGINE EXHAUST CARCINOGENIC, 12 juin 2012.

    ANSES, L’ANSES fait évouler sa méthode d’élaboration de Valeurs Guide de qualité d’Air Intérieur (VGAI), 28/06/2011, www.anses.fr

    Air pollution exposure in European Cities, the Expolis study, final report 1998, Jantunen, Katsouyanni, Knöppel, Künzli, Lebret, Maroni.

    EDWARDS R.D., JURVELIN J., 2003, «residential indoor, outdoor, and work place concentrations of carbonyl compounds : relationships with personal exposure concentrations end correlation with sources. In EXPOLIS-Helsinki, Finland.

    Observatoire de la Qualité de l’Air intérieur – Communiqué de presse , Juin 2012, http://www.oqai.fr/userdata/documents/409_CP_Campagne_Bureaux.pdf

    Fédération française des tuiles et briques – La qualité de l’air intérieur, contributions croisées – février 2011 INSERM, facteurs de sensibilité génétique dans l’asthme, http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/ 10608/179/?sequence=10

    Fédération Française des Tuiles et Briques, La qualité de l’Air intérieur Contributions croisées, février 2011, http://www.ctmnc.fr/images/gallerie/LaQualitedelAirInterieur.pdf

    Etude IFOP/Groupe prévoir, juillet 2012, « Les français sont-ils maîtres de leur santé »

    Rowenta, Dossier de presse Septembre 2012 : Traitement de l’air, une nouvelle gamme complète dans l’air du temps

    Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

    Observatoire de la qualité de l’air intérieur

    Demoly P et al. Rev Fr Allergol 2011 ; 51 :64-72

    Pollen et Pollinose, Plan Régional Santé Environnement, Novembre 2005

    Département du Haut Rhin, Qualité de l’air intérieur, http://www.haut-rhin.gouv.fr/Politiques-publiques/ Amenagement-du-territoire-construction-habitat/Qualite-de-la-construction/Qualite-de-l-air-interieur

    Etat de la qualité de l’air dans les logements français, Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur, Novembre 2006, et mise à jour mai 2007.

    HAS – Avis de la commission de transparence Oralair®. 28 mars 2012

    INPES, Guide de la pollution de l’air intérieur, http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/detaildoc.asp? numfiche=1187

    Association des Allergologues et Immunologues du Québec, Information pour patients, http://www.allerg.qc.ca/ Information_allergique/framebase2.html
    Sources de la monographie Rowenta®
    La monographie Rowenta® dont les sources sont cités ci-après a également été utilisée

    (1) Air pollution exposure in European Cities, the Expolis study, final report 1998, Jantunen, Katso Knoppel, Künzli, Lebret, Maroni.

    (2) EDWARDS R.D., JURVELIN J., 2003, ≪residential indoor, outdoor, and work place concentrat carbonyl compounds : relationships with personal exposure concentrations end correlation with sources. In EXPOLIS-Helsinki, Finland.

    (3) Etat de la qualite de l’air dans les logements francais, Observatoire de la Qualite de l’Air Interieur, Nov 2006, et mise a jour mai 2007.

    (4) OQAI, etat de la ventilation dans le parc de logements francais, juin 2009, JP Lucas, O.Ramalho, S.Ki J.Riberon.

    (5) Pollution de l’air interieur de l’habitat : orientation diagnostique et recommandations, Groupe Eau Air Ed. L.E.N. Medical, 2011.

    (6) Lignes directrices OMS relatives a la qualite de l’air : particules, ozone, dioxyde d’azote et dioxyde de Organisation Mondiale de la Sante, 2005.

    (7) Platts-Mills et al. Indoor allergens and asthma : Report of the third international Workshop, journal of and clinical immunology, 1997, vol. 100, n°6, S2-S24.

    (8) Campese et Al, epidemiologie de la legionellose en France, Invs (institut de veille sanitaire), novembre

    (9) Proposition de valeur guide de qualite de l’air interieur Anses, avril 2011, 89p.

    (10) Decret n° 2006-1386 du 15 novembre 2006 fixant les conditions d’application de l’interdiction de fume les lieux affectes a un usage collectif, JORF n°265 du 16 novembre 2006 page 17249, texte n° 17.

    (11) IARC (International Agency for Research on Cancer) WHO, press release n°213, DIESEL E EXHAUST CARCINOGENIC, 12 juin 2012.

    (12) Fisck WJ, Lei-Gomez Q, Mendell MJ. Meta-analyses of the associations of respiratory health effec dampness and mold in homes. Indoor Air 2007; 17: 284-86.

    (13) Almeras C (2010), Hierarchisation sanitaire des polluants de l’environnement interieur : mise a jour cas des logements et extrapolation a d’autres environnements interieurs, Observatoire de la qualite de l’air interieur, rapport n° ESE/Sante – 201 septembre 2010.

    (14) Impacts sanitaires des installations de climatisation ; habitat collectif, habitat individuel, AFSSE – CS aout 2004.

    (15) Determination of fungistatic effects, HEPA Filter (Woongjin) , test result report KTR Korea Testing In 2008-T AE-002826 ; 14 novembre 2008.

    (16) Rapports efficacite d’un epurateur d’air vis a vis des COVs determinee dans les conditions decrites projet de norme PR XP B44-200, laboratoire TERA Environnement, rapport n°12-RO-3695 du 29/05/2012 et rapport n°12-RO-3787 du 10/08/2012.

    (17) Norme XP B44-200 Mai 2011 – Epurateurs d’air autonomes pour applications tertiaires et resident Methode d’essais – Performances intrinseques. §6.5 Mesure des concentrations en polluants et calcul de l’efficacite d’epuration de l’epurateur en essais (Gaz) – §6.7 Ca debit d’air epure de l’epurateur en essais (Gaz).

    (18) CHEN W., ZHANG J.S. & ZHANG Z., 2005, “ Performance of Air Cleaners for Removing Multiple Organic Compounds in Indoor Air ”, ASHRAE Transactions, n°111(1), p. 1101-1114.

    (19) Rapports Rowenta® du 22/06/2012 et du 14/08/2012 – calcul d’efficacite cumulee de l’Intense Pure A l’acetone, l’acetaldehyde et le formaldehyde sur une duree de 24h.

    (20) HOFFMANN D, DJORDJEVIC MV, HOFFMANN I. The changing cigarette. Prev Med 1997, 26 : 427-4

    (21) SAINT-JALM Y. La fumee de tabac : proprietes physico-chimiques et toxicite. Bull. ARN , 2002 : 33-54

    (22) VAN ANDEL I, SCHENK E, RAMBALI B, WOLTERINK G, VAN DE WERKEN G et coll. The hea addictive effects due to exposure to aldehydes of cigarette smoke. Part 1 : Acetaldehyde, formaldehyde, acrolein and propionaldehyde. RIVM report 2002, 650270003.

    (23) Arts, J.H.E. et al., “An analysis of human response to the irritancy of acetone vapors.” Critical Rev Toxicology. Vol. 32, no. 1, p. 43-66. (2002).

    (24) Les particules de combustion automobile et leurs dispositifs d’elimination, Stephane Barbusse, Plassat-rapport ADEME, 2e edition, 2005.

    (25) Emissions de dioxyde d’azote de vehicules diesel: “impact des technologies de post-traitement emissions de dioxyde d’azote de vehicules diesel et aspects sanitaires associes”, avis et rapport de l’Agence francaise de securite sanitaire de l’environnement et du travail (A aout 2009.

    (26) Mesures et caracterisation de l’air a l’interieur de l’habitacle de voitures, rapport relatif aux resulta campagnes de mesures, octobre 2007, etude realisee par AIR PARIF, surveillance de la qualite de l’air en Ile de France.

    (27) Legionellose, Aide Memoire n°28, Organisation Mondiale de la Sante.

    (28) Etude de l’activite d’un humidificateur sur une souche bacterienne (E.coli et S.aureus), labo Nosoco.tech – ISPB, faculte de Pharmacie (laboratoire de microbiologie de Lyon), 2 rapports de test n°12070201 et n°12070202 du 13/07/2012

    (29) Fisk WJ, Lei-Gomez Q, Mendell MJ. Meta-analyses of the associations of respiratory health effec dampness and mold in homes. Indoor Air 2007; 17: 284-296.

    (30) B.Girard, MF.Michel, S.Courtinel, P.Rochat, C.Caselli, J.Thioliere, S.Le Gall – Lab test report Home Department, dehumidifier Rowenta, report n°23-3874, project n° 232015, visa date 02/06/2012.
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